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Le sel et le sucre

Publié le par Red Cardell

Un sujet sur notre collaboration avec le Bagad Kemper va être diffusé dans l'émission de France 3, "Des racines et des ailes" le 15 mai prochain. Le titre même de cette émission résume le sens de sa ligne éditoriale; donner à voir une forme dé-construite par le temps mais dont les codes et les repères restent contemporains et ouvrent de nouveaux possibles.

Ce travail que nous avons mené avec le Bagad dans le cadre d'un projet de médiation du festival Théâtre à tout âge où des ateliers de percussions furent initiés à l'adresse des enfants des écoles primaires de l'agglomération quimpéroise, traduit ce besoin que nous ressentons de vouloir le plus possible donner un sens à une démarche d'artisans musiciens.

 

Fest Rock 18/12/2011
Notre premier album "Rouge" sorti en 1993 contient l'essentiel de ce que nous avons envie de dire, d'échanger, en terme de fusion, d'ouverture, d'énergie. La suite n'est surtout qu'une façon de traduire de manière toujours plus précise un doute ou une certitude, un sens ou un non sens. Nous n'avions pas à l'origine de plans à long terme mis à part celui d'être, comme le veut l'imaginaire collectif, un groupe de rock célèbre qui fera carrière!  Avec le temps, les ruptures, les changements de directions, on se trouve heureusement d'autres îles désertes. Nous sommes musiciens dans un style de musique populaire inspirés par d'autres et forcément influencés par des mélanges déjà existants. Nous faisons de nos concerts des moments de fête, sans cesse chante en nous cette petite musique du bal. Ma génération a découvert la musique rock jouée live dans les fins de baluche où les musiciens se lachaient et jouaient le répertoire des Stones ou de Led Zep au début des années soixante dix. Les groupes et salles de concert étaient rares à l'époque en France. J'avais dix ans et ma génération a pu bénéficier de la vague des cafés cabarets, surtout en Bretagne d'ailleurs, pour trouver une alternative au bal, et pouvoir ainsi jouer son propre répertoire.
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Le visuel de "Red Cardell fait son bal" en 2006 au Théâtre Max Jacob par El Globos

Depuis 2004 et l'album "Bal à l'Ouest"", nous travaillons sur ce thème. Lors de notre création au Théâtre de Cornouaille, "Red Cardell fait son bal" en 2006, nous avions pendant près de deux années  recherché à traduire cet état d'esprit que nous partagions dans le groupe. C'est d'ailleurs ce que l'on retrouve aujourd'hui dans le travail de médiation (Fest-rock, Choeur de Ville)  qui nous conduit à rendre à la musique une certaine simplicité et s'adresser à un public qui devient lui même acteur du projet. 
Le Bal comme auberge espagnole des musiques du monde entier, le Bal comme une réalité, sociale dans "la belle équipe", codée ou de fin de cycle  dans "Le guépard", destroy  dans "voyage au bout de l'enfer", nue dans le dernier titre de "the last waltz".

 

The Band The last Waltz

Depuis toutes ces années, nous avons vu passé beaucoup de modes, reggae, Chanson réaliste, métal, fusion,grunge, celtique qui reviennent cycliquement au fil du temps. Aujourd'hui à travers de nombreux groupes planent les ombres de Joy Division, Daho (période Arnold Turboust), Art of Noise. Il y a de tous temps un besoin de se raccrocher au passé. La recherche à ce moment là, est elle musicale ou sonore? Est ce la mélodie qui compte ou alors la production, l'environnement?           

 

 

T Bone walker, Pionnier de la guitare électrique.

L'évolution des musiques dites actuelles trouve ses origines dans l'électrification des guitares électriques dans le Blues. Ce son est à la base d'une révolution musicale où à partir d'une mélodie jouée sur trois accords on détermine un nouvel art de vivre, un profond changement de société. Ce phénomène est à l'origine de la naissance de l'industrie musicale. Nous sommes en tant que musiciens pétris de toutes ces contradictions entre sens, son, métier, bien que dans le fond tout cela ne soit qu'un grand baluche dans une salle qui s'appelle le monde entre un paso doble et une java.

 

 

Le Bal d'Ettore Scola

Depuis quelques temps avec le groupe nous travaillons beaucoup le son, avec le Bagad et la puissance des 50 musiciens nous cherchons à le maîtriser, lui garder sa force tout en n'explosant pas les oreilles des auditeurs. Cette force est primaire, elle vient des sonneurs d'antan qui grâce à un instrument comme la bombarde pouvaient jouer sans sono. La guitare slide jouée sur des accords ouverts a certainement aussi un lien avec cette recherche d'un son puissant. Irina Klymenko, ethno-musicologue et chanteuse de Gourtopravci explique également que le chant traditionnel ukrainien est basé sur le cri. Ariel dans son studio de Harlem mixe beaucoup de hits, sa méthode s'articule autour du principe de la maîtrise des fréquences basses et du rendu d'un voix très frontale limite mono. Nous nous rendons compte qu'il est possible de faire ce type de rencontre avec un ingénieur new yorkais avec qui nous allons partager une expérience, notre culture de musicien de terrain et échanger en s'enrichissant mutuellement de celle-ci. Notre jeu évolue, nous gagnons beaucoup dans la compréhension du sens donné et de la direction prise depuis 20 ans.    

 

Répétition à kiev au conservatoire en 2005 avec Gourtopravci

Red Cardell s'applique  à respecter cette direction prise sur le premier album, toutes les rencontres que nous avons depuis pu faire, les croisements d'origines et de musiques, nous amènent à penser de nouveaux projets, à introduire dans notre univers la possibilité d'autres moyens d'expression. Comment traduire un parcours de quidam qui baigne dans une culture traditionnelle et globale, et le conduit à se poser sans cesse la même question ? Comment mélanger le sel et le sucre, etc... ?

A Bientôt

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Le Disquaire day

Publié le par Red Cardell

Demain se déroule la manifestation le disquaire day. Elle consiste à mettre en valeur le travail des disquaires indépendants dans une conjoncture difficile depuis maintenant des années. Le rapport à la musique a beaucoup évolué avec l'apparition du MP3 et des nouvelles habitudes de consommation du public à travers le net, les smartphones et tout le grand bazar numérique. Comme le soulignent de nombreux observateurs et acteurs du métier, il est assez compliqué de trouver un pilote dans cet avion, mais cela a transformé radicalement le rapport entre l'artiste et le consommateur. Il faut bien appeler un chat un chat!

Ce travail de commerçant est tout à fait respectable, il fut un temps le lien unique entre les artistes indés et le mélomane. Combien sommes nous à regretter, cette connaissance du client qui nous faisait découvrir de nouveaux groupes non médiatisés, mal distribués par des labels indépendants aux moyens limités mais qui parvenaient par cet intermédiaire à survivre.           Les artistes émergeaient souvent grace à la scène et parvenaient alors à "dérégler" un peu le système et mettre en lumière les contradictions de tel ou tel courant. Je me souviens de la querelle entre Alternos comme Boucherie production et La Mano lors de leur signature chez Virgin. Aujourd'hui d'ailleurs, un artiste qui ne tourne pas aura très peu de chances d'être signé, même sur une major.

Le symbole de cette journée du disquaire day est le Vynil, ce support est en effet tant par son désign que la qualité du son la référence. On dit un disque! Je n'ai jamais eu la chance de pouvoir enregistrer un vynil, nous sommes arrivés trop tard. Quand j'étais gamin néanmoins, je passais mon temps à écouter de la musique sur un vieux tourne-disque. A l'âge de 14 ans j'achetais mon premier 33 tours, l'album rouge des Beatles. C'était à Locquirec chez l'électricien du village, il y avait un rayon disque dans son magasin. Ensuite vînt le Lycée, Morlaix et ses disquaires, il y'en avait un très bien Rue de Brest avec pas mal d'imports, je me souviens.

Je me souviens! alors voici un Top 5 des mes albums vynils. 

N° 5

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bbh 75 mon disque préféré du rock français. Un son "à l'arrache", mais du Riff! Un disque qui nous sortait de toute la soupe variet que l'on devait supporter à la télé ou à la radio. J'ai tenu jusqu'à "Irradié" mais à partir d' "Alertez les bébés" je trouvais ça trop bien fait. Jai carrément décroché à "Champagne", un peu comme Lavilliers après "T'es vivant" d'ailleurs. J'étais plus attiré par Talking heads ou Television à l'époque. J'écoute néanmoins encore aujourd'hui chacun de ses nouveaux albums avec attention.

N° 4

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Obsolete avec des musiciens de Gong, un truc bien barré, Hey mushroom! Will you mush my room. Un titre phare "Chrysler Rose", là aussi un super riff de guitare, j'ai entendu Dashiell Hedayat sur france Inter chez François Busnel l'autre jour. c'est l'écrivain Jack Alain Léger. Le titre sonnait vraiment.

N° 3

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Le son du Vynil par excellence! Un disque que je mettais en boucle pour la puissance des guitares acoustiques. Aujourd'hui même en CD ça ne sonne pas, alors écouter ça en MP3, c'est une vraie torture!

 

N°2

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Un disque énorme, une version de "It's all over now" des Stones terrible. Un titre écrit pour Winter par John Lennon: "Rock'n roll people" et une version démoniaque du "Highway 61 revisited" de Dylan. un groupe au Top. je l'ai vu à penfeld quand j'avais 18 ans, beau souvenir, puis il y a sept ans nous avons eu la chance de jouer sur un festival où il était programmé juste avant nous à Ingelmunster en Belgique. J'avais amené mon Vynil pour une dédicace mais je n'ai pas osé, trop intimidé.

 

N° 1

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Le groupe que je désepérais d'entendre en pleine époque new Wave. Une production de Brian Eno et Adrian Belew à la guitare. Ce disque m'a ouvert à tout un tas de genres musicaux. Crimson, le rock progressif dont je me méfiais à l'époque, Miles Davis, Coltrane, Zappa. La présence de la voix de Byrne combinée à un magma de rock de musique Africaine, de funk de Blues, bref tout ce qui allait également par la suite guidé mes envies de musicien.

Voici donc un petit classement très subjectif, car j'en oublie beaucoup d'autres comme un Vynil de Piaf que j'écoutais beaucoup, le live à l'Olympia de Stivell que je traçais à la flûte, l' "Irish Tour" de Rory Gallagher, les premiers Thiéfaine, le "Seconds of pleasure" de Rockpile et l'"Américan festival folk blues" de 1963. tant de de temps passé à regarder tourner une galette.

A bientôt

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Running in Paris

Publié le par Red Cardell

Nous voici donc de retour de new York et de Stadium Red, où nous avons passé une dizaine de jours fin février. Nous avons à nouveau travaillé avec Ariel Borujow. Comme je vous l'ai indiqué lors du dernier article sur ce Blog, nous y avons mixé un concert enregistré à Paris à la Boule Noire en novembre dernier. Pour Ariel, c'était une nouveauté, car malgré sa longue expérience, il mixait un live pour la première fois. cela nous a amené à nous intérroger sur la méthode à employer. En effet un tel enregistrement implique une prise de son du public avec deux micros orientés vers la salle. On a donc forcément des "interférences" entre la prise de son instrument par instrument et la captation de ces micros qui restituent le mixage de l'ingénieur du son pendant le concert, ses traitements (Compresseurs, réverbération, échos...). La salle elle même à ses propres propriétés en matière de réverbération, il est donc utile de bien écouter celle-ci et d'en faire une sorte de toile blanche, de support avant de commencer à mixer. Une fois cette étape franchie, on commence à intégrer les instruments, les "traiter" : ce qui signifie en rechercher la plus fidèle représentation, parfois on laisse "droit", ce qui signifie que cela ne nécéssite pas d'effet ou d'équalization particulière, parfois l'on utilise des effets, des plugs in (logiciels de simulation de son, d'instruments...)

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Un Plug in utilisé par Ariel Borujow

Cela permet d'isoler la source sonore et de la marier le plus naturellement possible avec les autres, ce travail concerne surtout les fréquences et donc la propriété physique des sons. Nous avons beaucoup échangé avec Ariel sur ce point et avons donc orienté le travail dans ce sens. Cela a la particularité de nous faire beaucoup parler de musique, d'en écouter énormément pendant le mixage. Nous avons tous des disques références pour l'artiste bien sûr, mais aussi pour le son, la production artistique. les choix de micros, de pièces, de configuration sont des paramètres que nous prenons en compte au quotidien dans notre métier.Pour la scène, mais aussi pour les disques. De nombreux producteurs sont célèbres come Phil Spector, Georges Martin, Brian Eno, Daniel Lanois, Rick Rubin ou Mike Vernon.

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Un de mes albums de référence produit par Mike Vernon FM période Peter Green

Nous avons souvent choisis des disques uniquement en fonction de ces références, et nous passions pas mal de temps sur Youtube à regarder d'autres producteurs ingés son travailler. Il y a par exemple sur Tchad blake (Suzanne véga, Muthemat, Black Keys, Pretenders...) des vidéos qui donnent des indications et traduisent un détail qui peut nous servir pendant le mixage ou alors à l'avenir.

 

 


 Une vidéo regardée au studio l'ingénieur du son et producteur Tchad Blake

Pour Ariel Borujow, la restitution des fréquences basses est essentielle dans le spectre sonore. La voix doit être "frontale" ce qui signifie bien mise en avant. Cette écoute du son est bien sur très propre au hip hop, mais pas seulement, le travail de Rick Rubin avec Johnny cash est également une référence dans le style guitare accoustique-voix. Ensuite il faut prendre en compte la disposition du groupe sur scène, la provenance de la source sonore, le charley est coté cour (à droite en regardant la scène) il faut donc prendre ce paramètre en compte. On peut parler de "vision" sonore. Le traitement chosi implique l'utilisation de la stéréo avec les panoramiques. Pour les effets, il y a un mixage référent du concert qui donne des indications, mais nous ne sommes pas obligés de le suivre tout le temps dans la mesure où le recul pris en studio nous permet d'oser des choses nouvelles qui fonctionnent très bien et correspondent à l'énergie du groupe sur Scène.

De ce point de vue, le concert que nous avons donné au Shrine sur le boulevard Adam Clayton Powell Jr a permis à Ariel de se faire une autre idée du groupe. Le lendemain au studio il nous a confié que notre groupe lui faisait penser aux Jam bands, genre initié dans les années soixante dix et dont les plus fameux représentants sont Grateful Dead et Phish.

 

Une reprise des Talking Heads comme les affectionne Phish 

Nous n'avions jamais vu notre musique sous cette angle, mais en effet, le coté un peu auberge espagnole de tous les territoires musicaux explorés par Cardell depuis vingt ans est très proche de ces univers. Nous sommes un groupe de scène en premier lieu, aimons bien improviser, n'avons pas de set-list définie. Nous avons toujours pris du plaisir à visiter le répertoire d'autres artistes (Harvest de Neil Young à l'invitation de HarvestBZH à la ferme de Gwern an dour à Brasparts, Danielle Messia, Dr Das ou le Bagad Kemper par exemple). Sur le fond cette "case" Jam Band nous convient bien, elle nous permet de nous situer dans un mouvement très ouvert à tous les styles, où le collectif prend souvent le pas sur l'individuel et introduit les notions d'indépendance propres à l'esprit originel du groupe à ses débuts. La notion de succès commercial très humaine en défintive puisque dans les gênes de la culture Rock et Pop, quand même bien basée sur l'idôlatrie et les grands messes que sont les concerts, les festivals, les stades, la mode, l'image, l'argent et l'égo se trouve naturellement remise en question par le temps qui passe et la force de persévérance qui vous accompagne sur le long cours, le calme plat comme les tempêtes...

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Le Nouveau live, sortie le 26 avril, une production Keltia Musique, comme Falling in love, un visuel de Fanch Le Hénaff.

Nous voici donc avec un quatorzième album "Running in Paris", un live avec les titres suivants: Laride, A Montparnasse, Mandolino, Running in Paris, Ar Sorcerez, C'est trop tard, Falling in Love, Politician Desease, We've got to be alone, des versions très "live", hors format pour certaines pas loin de 9 minutes... En tout cas bien dans l'esprit d'une certaine tradition des enregistrements en public, photographie instantanée d'un moment de partage. Nous sommes ravis encore une fois de ce travail à New York, cela nous apporte énormément. Un beau projet est né là bas, nous commençons à y travailler, la relation que nous entretenons avec Ariel et toute l'équipe du studio nous pousse à vouloir continuer la route avec eux.

A Bientôt

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Back To New York City

Publié le par Red Cardell

Nous voici donc une année plus tard à préparer les bagages, nous repartons mixer un album live à New York au Stadium Red avec Ariel Borujow. Nous avons enregistré le concert de la boule noire à Paris le 22 novembre dernier.  Ce soir là nous étions accompagnés de  Ronan Le Bars a la cornemuse et aux flûtes et Pierre Stéphan au violon.      

  Les titres choisis sont issus pour la plupart du dernier album. Ils prennent pour certains une autre dimension en live, je pense à Mandolino ou Falling in love qui sortent du format avec de larges parties d'improvisations, dans l'esprit rock progressif qui peut aussi caractériser Cardell. Nous avons choisi également de reprendre  A Montparnasse, Politician desease et Alone (une version très « Irish » violon, whistle) comme anciens titres. 

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Red stadium février 2012

C'est le premier live mixé par Ariel qui est pourtant plus qu'expérimenté, il travaille donc pour le moment sur les ambiances, le son de la salle. Lorsque nous allons commencer avec lui vendredi, il aura déjà avancé, et nous rentrerons alors dans le vif du sujet : le son bien sur ! mais aussi le rythme, le montage. Celui ci consiste à créer un objet unique ou se traduit le mieux possible l'ambiance et le jeu des musiciens. Il faut créer une forme de scénario, et nous allons certainement découvrir des choses sur place…

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La Scène premier live en 2002

C'est notre 4éme live , a chaque fois nous avons fait quelque chose de différent, La scène et son gros boulot de post production ou Bal à l'Ouest enregistré en sortie de console, brut de décoffrage, mais soigné sur le montage, et décalé avec des petits interludes glanés ici ou là sur la tournée 2004.

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Bal à l'Ouest live enregistré en 4 pistes deux micros ambiance et gauche droite en sortie de table de mixage

À l'époque un programmateur de radio nous avait chambré sur ce disque vu le son roots, par contre Dr Das le bassiste fondateur d'Asian Dub avait lui craqué et joue régulièrement avec nous depuis lors, en particulier la partie de basse du morceau Falling in love sur le dernier album éponyme.C’est intéressant de voir justement le décalage entre goût et envie, on peut chercher dans beaucoup de directions, on est quand même formaté par une vision ou non de l’esthétique, et de son rapport au sens. La bombarde instrument traditionnel qui « tord » énormément au niveau de certaines fréquences en est un bon exemple, doit on pour respecter nos oreilles faire disparaître cette fréquence ? Ou alors de la même manière avec un ampli de guitare à "11", respecter l’agressivité de celle ci, car elle intègre la dimension « animale » et organique du jeu du musicien.

Scène du film Spinal Tap, ampli à 11...


Un live a toujours un son moins formaté, il est donc délaissé par de nombreux diffuseurs radios, excepté les musiques classiques et jazz.  Certainement car ces musiques sont souvent écrites ou arrangées donc le travail de production est fait en amont à partir de partitions. C'est intéressant car mes disques de rock préférés en général sont des live ( get yer ya-ya's out des stones, Irish Tour de Gallagher, Stop Making Sense de Talking Heads).

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Je l'écoute encore aujourd'hui en Vinyle, sur un tourne disque récupéré aux puces,  superbe!

C'est un grand plaisir, vous l'imaginez de mixer là bas, un rêve de gosse pour l'apprenti guitariste du fond de la baie.

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Le Shrine à Harlem lors de notre concert en 2009

Nous sommes programmés au shrine un club de World music de Harlem samedi 23 février. Nous avions joué là bas en 2009, et avions fait la connaissance de membres de Skatelite et Israël Vibration qui jouaient après nous dans un groupe de reprises, c'était énorme!!!

Nous avons gardé de très bonnes relations avec l'équipe de Bzh New York, ils nous ont fait venir la première fois, et depuis nous gardons contact avec Charles, Alan, Olivier, Laurent et Capucine qui avait fait le reportage sur nous l’an dernier, et cette belle photo sous la neige à Times square.

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Times Square sous la neige février 2012 une photo de Capucine Burcart

Nous irons manger des crêpes dans le Queen’s comme D’hab au Triskell, chey yey yey!

On vous tient courant sur le site, le blog et les réseaux sociaux pendant notre séjour.

À bientôt

 

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Les Joyeux Fusibles

Publié le par Red Cardell

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Morlaix 1982

Je vais vous parler des Joyeux Fusibles. Nous sommes trois amis d'enfance, et avons commencé à jouer ensemble vers nos 16 ans. À l'époque cela avait du succès auprès des copains de la bande, mais nous étions loin d'imaginer que nous puissions plus de trente années plus tard continuer à nous amuser avec ça. Le premier nom du groupe fut Leroy liles, leroy pour Leroy carr, Lilies , je ne me souviens plus. Nous avions eu droit à notre premier portrait dans la presse.

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Le Trégor 1983

Il y a vingt ans nous avions sorti le premier album: "En deux minutes c'est cuit" en auto-production. Par souscription 10% de la population du village avait acquis l'œuvre qui fait aujourd'hui partie du patrimoine local de part une diffusion régulière dans les soirées Saint-Tropirecoises.

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En deux minutes c'est cuit

20 ans ne furent pas de trop pour digérer ce grand succès, et nous avons donc décidé de rempiler. La formation n'a pas changé. Le premier Cd avait été enregistré en live, batterie-chant, guitare et basse sur un magnétophone TEAC à bande en sortie de console. Un truc très sommaire mais qui marchait bien. Là, nous mettons les titres en boîte à la maison sur l'ordi avec garage et sans carte son. Nous gardons ce côté bricolage qui nous plait bien, faute de moyens de s'offrir Abbey road. Louis écrit toujours les textes mais ne veux pas pour le moment chanter ou jouer de la batterie. Il est designer, mais écrit depuis des années.

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Urbano Pix Band 1989

C'est avec lui que je suis parti tenter la chance du rocker en Angleterre au début en 84.Londres les clubs a Putney bridge, le Dingwalls, Camden town, Sam Mitchell, la plonge dans les pubs, on cuisinait aussi les beans et les frites, si ! si ! L'appart a Ealing Broadway on pense a Korner Alexis, Brixton, la rue, le Dub puis Brighton, Hove le pied à terre, les piers, les galets, les bagarres entre mods et rockers,  le Bank holiday, un car de flic tous les 100m, chaud!

Surtout le studio de répétition Grapevine,  une batterie en boites de conserves, on fait les restos de la ville pour trouver des bidons. On la porte sur le dos pour aller en répé… 

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Hove 1984 route répétition

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Brighton 1984 un concert enfin, mais le dernier jour...

 Nous sommes les Français, on fait une maquette  (2 titres : Hollywood et oriental blues) avec Bill un bassiste du quartier et même un concert dans un festival et le soir on rentre en bateau Newhaven, Dieppe., paris, Bretagne, Bagad…

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 Reportage sonore sur les moteurs du normandie shipper sur lequel naviguait yann

Louis est Revenu dans le coin depuis un an et demi, on bosse tous les deux sur la production des musiques que je compose sur ses textes. Ensuite Yann joue de la basse. Il est dans la marine marchande, donc lorsqu'il n'est pas de quart, il bosse dans sa cabine, puis quand il débarque il enregistre en une heure tous les titres, après on va à la pêche.

 

 


 Petite love

Quand on était gamin, il avait un chien, Vigo, nous passions nos journées dans les rochers entre le port et chez Nan Nan à Poul Rodou où l’on jouait au Bowling ou au baby… Le terre neuve nous suivait. Au Styvel le « maudit pêchou» mettait « C’est un rocker » dans le juke box. Louis avait un Ciao, c’était plutôt distingué comme meule, surtout au niveau du bruit. Un soir il a déboulé avec un 33T de Marley qui venait de sortir, nous avons écouté jammin’ en boucle.  Sinon son « tube » était de nous raconter le film « Moonraker » dans le trou d’obus du tour de pointe.

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Montréal 2008

Notre objectif est de sortir un album, mais nous prenons surtout du plaisir à concevoir et enregistrer les chansons, nous ne nous fixons pas d'échéances. Pour le moment on se dit que cela vaut la peine de faire partager le son. Pour cela Louis a monté des images filmées au gré de ses voyages, on cherche...

 

Ce petit cabaret

 Nous allons donc continuer à nous amuser.

JF.liseréBlanc

À bientôt

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Une bonne année...

Publié le par Red Cardell

L’année qui vient de se terminer aura été bien chargée, entre le projet Fest Rock, L’album Falling in Love, new york, Kiev, La tournée, le livre des 20 ans, El taqa avec Startijenn, et puis surtout ce projet chœur de ville, chœurs du monde sur lequel j’aurai passé plusieurs mois entre composition, ateliers d’écriture, enregistrement d’un douze titres, puis bien sur le final place saint Corentin au pied de la cathédrale. Je dois tout d’abord cette aventure à la confiance qui m’a été accordé par tout l’équipe du Festival Théâtre à tout âge, organisé chaque fin d’année par l’association Très Tot Théâtre, scène conventionnée jeune public et basée à quimper.

Ce sont eux, déjà,  qui avaient permis la création du Fest-rock l’an dernier. Le jour de la générale au pavillon, nous avions déjeuné avec Bernard le Noach au Guilvinec où j’animais au collège Paul Langevin un atelier. Il me proposa le projet et je ne fus pas difficile à convaincre…

En effet au bout de tant d’années de groupe, c’était un beau challenge à relever.

Le fait de travailler sur de la médiation a été pour moi une vraie découverte.

Comment réussir à intégrer le « vrai » monde, la société, sa diversité : d’écoliers de 6 ans, jusqu’à la personne âgée de 97 ans en passant par l’association des paralysés de France, les employés municipaux de Kemper ou des adolescents déjà bien initiés à la pratique musicale tout en restant toujours en recherche de cohérence dans ce que il y a à dire? Comment essayer de traduire une idée de monde solidaire, ouvert et tolérant ?

Faire de ces différences une force !

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Atelier Maison des bruyeres loisirs Penhars

Ce fut très facile en fait, et je le dois à toutes ces personnes qui ont bien compris que le travail était collectif, que son but était de réussir en quelques semaines à traduire ses envies comme : « les chichis, les regards fatals qui rendent moins ordinaires, les mois d’avril qui défilent et hissent leurs toiles, les troupeaux de géants, les nuages comme des dentelles dans le ciel… » Autant de mots qui racontent une histoire, leur histoire en tout cas.

Nous aurons ensemble gardé toujours la notion de plaisir et de partage au centre du projet, il y avait une tolérance, une écoute de l’autre, jamais je n’ai été confronté à un seul égo en trois semaines d’écritures et 250 personnes. Chapeau !

Rassurant sur l’être humain, et bien à rebours de nombre d’idées reçues sur un monde individualiste et sectaire !  Très loin de ce que j’ai pu parfois connaître ou observer en tant qu’acteur d’un système et d’une industrie où l’on sent une sorte de découragement devant  le rouleau compresseur du profit à tout prix, de la com, du marketing, où l’on parle en tout cas de moins en moins d’artistique.

 Et bien non, ce que l’on appelle dans le cadre institutionnel, la médiation, a du bon, du très bon !

Je vous le dis, il y a encore de la place pour se marrer sans sinisme…

La musique et les textes restent au coeur du projet, la frontiere entre créateurs et amateurs n'existe pas.Tout est re-centré sur l'objet final, c'est très rock'n roll ! c'est comme cela, simple, oui... Simple!

Merci à tous pour cette rencontre.

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CD 12 titres + Choeur final 500 chanteurs au chapeau rouge.

 

Puis après tout cela, choisir une chanson parmi les douze, afin de l’interpréter avec plus de 1500 choristes amateurs sur la place de la Cathédrale.

Le chef de choeur Bernard Kalonn a alors pris le relais et fait chanter tous ces groupes.

 Afin de garder tout ce monde sous pression, l’idée d’enregistrer chacun des titres nous a permis de réussir l’exploit de parvenir en trois semaines à enregistrer, mixer, presser et sortir l’album chez keltia musique.

  • De mon coté, il fallait que je puisse intégrer des artistes au final, j’ai donc invité les amies de Hurtopravsi, Stéphane et Is Mellino, Louise Ebrel et Ronan Le Bars. Le samedi l’on m’a accordé une carte blanche à la salle du terrain blanc à Penhars, où quelques uns des invités, des chanteuses portugaises fréquentant le lieu et le local musik, sont venus se joindre à nous. Ce fut un très beau moment de partage là aussi.images-copie-1.jpeg
  • Local musik Penhars 22/12 au Terrain Blanc

 

Le dimanche enfin, beau final malgré des conditions climatiques bien compliquées un vent force 5/6, mais la pluie qui a cessé le temps de la représentation. Plus de cinq mille personnes étaient massées face à la cathédrale. Même si le vent contrariait énormément la prise de son des groupes interprétant un extrait de leur propre chanson, la reprise d’ Encre Amer, la chanson titre par les milliers de personnes présentes fut un vrai beau moment.

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  • Du monde jusqu'aux poneys dans la rue Kerhéon

Du plaisir jusqu’au bout, la pluie ayant l’amabilité d’attendre le dernier refrain pour faire son apparition…

En une année il se sera donc passé beaucoup de choses, merci à Flore, « son » Bernard, Amandine, Delphine, Elodie, Laurent, Domi, Amélie,  Anne-Marie, Bernard, Laure, Thomas pour la prise de son du disque et tous ceux ayant participé au projet. J’en suis sorti bien vidé mais très apaisé.

L’année qui arrive se doit d’être tout aussi riche en émotions, je vous le souhaite à tous.

Bloavez mad

Jean Pierre

 

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Une Date à Paris

Publié le par Red Cardell

Pour un groupe le passage à Paris est disons, incontournable. Paris, la province, toujours cette petite rivalité inscrite dans les gênes depuis la nuit des temps et les relations particulière entretenue entre l'état qu'il soit monarchique ou républicain et la Culture... Depuis 20 ans, nous avons régulièrement joué dans les salles de la capitale, Elysée Montmartre, Divan du Monde, Glaz art, Maroquinerie, Batofar, Café de la danse, Entr’pot, Bataclan et cigale pour toutes les citer. A chaque fois nous mesurons le peu de connaissances que nous avons des réseaux professionnels, et la difficulté de pouvoir communiquer. Pourtant, cela ne nous empêche pas de travailler, de mener des projets et de beaucoup jouer.

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Il y a donc certainement un décalage lié au vocabulaire, à la manière dont nous devons apprendre à traduire la démarche artistique du groupe. La Bretagne est une terre de musique depuis les années cinquante, le travail de Loeiz Ropars pour les festou noz, puis ensuite la fusion rock folk de Stivell qui conduit à l'émergence de tout un réseau de cafés concert en Bretagne où vont se produire tous les groupes de ces vingt dernières années, de Couture, Lacombe Asselin, à Louise Attaque en passant par La Mano et les groupes alternos des années 80. Cette effervescence musicale conduira à la naissance de gros festivals Rock comme Art rock ou les charrues et l'évolution des festivals historiques de tradition populaire comme les Cornouailles. La musique est vivante, structurée et surtout plutôt variée. Nous, musiciens locaux, avons bien sur bénéficié de cet élan, et avons beaucoup de chance, justement, de s'appuyer sur un tel réseau pour mener nos projets. En même temps nous sommes un peu frustrés de communiquer difficilement au delà de ce périmètre. 

Pourquoi ? Peut être justement que ce rapport province Paris, n'est pas encore assimilé, compris.

On remarque que les gros festivals qui sont eux reconnus, ne parviennent pas non plus à jouer le rôle de levier qui pourrait permettre une diffusion plus large d'artistes qui ont contribué à leur développement.

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  • 1998 :Cardell, Squiban, Rolland Becker, Matamatah, Bagad Kemper sur la grande scène...

Par contrainte économique, certainement d'une part, et aussi comme le soulignait dernièrement Nolwenn Korbell sur France 3, une certaine frilosité à mettre en lumière cette scène locale d'autre part.C'est intéressant parce que l'on retrouve un peu cette idée partagée par toute une génération, celle de mes parents par exemple, de l'inutilité de transmettre la langue bretonne à ses enfants dans les années 50, ce coté d'une recherche de l'émancipation qui ne passerait pas par la reconnaissance d'une tradition musicale toujours plus vivante.

En témoignent les succès récurrents d’œuvres s’appuyant plus sur l’image d’Épinal, des côtes granitiques, du vent, de la mer, des légendes et de l’alcool selon des formats déjà existants à la fin du dix-neuvième siècle. Beaucoup d’acteurs aussi bien dans les arts plastiques, le cinéma, ou la musique, vivent difficilement ce décalage entre réalité et fantasme.

Le phénomène mérite d'être étudié, car il est certainement plus complexe, surtout depuis le boum technologique traduit par les smart phones ou les réseaux sociaux.

Nous sommes nombreux en tout cas à se poser ces questions et échanger de plus en plus sur des sujets concernant notre profession et le boulot fait sur le terrain afin de mesurer le niveau de distorsion entre communication et poids économique réel, droits, redevances, décentralisation etc.… Un vrai chantier !

C'est d'ailleurs de là qu'une nouvelle dynamique peut naître.

Alors Paris, c'est quand même de sacrés souvenirs, les festou-noz de l'Elysée Montmartre, un Pollen de Foulquier au divan du monde avec Galliano, Portal et Leprest, un Bataclan à bloc en première partie de Merzhin.  Et puis c’est une très belle ville.

 

  • Montand avec Henri Crolla son guitariste 

Là c'est la Boule Noire!

A demain

 

 

 

 

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El TaQa

Publié le par Red Cardell

Startijenn m’a demandé de porter un regard sur le travail qu’ils mènent depuis quelques mois. Ils ont réuni autour d’eux un collectif de musiciens. La première a lieu à La carène mercredi 24 octobre. J’ai donc participé en tant que spectateur aux premières répétions du mois de mai dernier ainsi qu’au premier filage, vendredi matin au CAC à Concarneau.

Les festou-noz sont leur quotidien, et voici qu’il leur vient l’idée de rompre le rythme : de chercher à travers le chant de Sofiane Saidi les parfums d’Oran ou de Belleville, le coté punk du raï.

Mélanger l’univers du percussionniste Jerôme kerhiuel, baigné de ses multiples voyages en Inde et cette philosophie de la mélodie comme essence même du rythme.

Puis, chercher à asseoir l’ensemble par le groove du bassiste Erwann Volant compère de route, et la virtuosité du guitariste Erwann Moal pour que les thèmes déboulent à l’unisson, et se rendre maître du souffle.

Un groupe,  une envie de partager avec les danseurs bien sur, car c’est bien là le lien, garder la danse comme une évidence. Chercher comme tant d’autres l’alchimie entre l’héritage et le futur.

C’est à titre personnel un beau flash back sur mes débuts dans Penfleps, avec cette idée de créer un pont entre les musiques du monde et celle d’ici.

Je suis en tout cas ravi de partager cette expérience avec eux, ils seront également à Yaouank le 17 novembre prochain. Ne manquez pas ça.

A Bientôt

 

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Choeur de ville

Publié le par Red Cardell

J’ai commencé depuis mi septembre un travail avec le Festival Tata, Théâtre à tout âge organisé par l ‘association Très Tôt Théâtre à Quimper.  Il concerne la clôture de celui-ci le 23 décembre à 18 h 08 sur la place Saint Corentin.  L’idée générale est un final réunissant une chorale constituée du plus grand nombre de chanteuses et chanteurs possibles, réunis autour de quelques invités.

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Le projet se nomme Chœur de ville, le répertoire est constitué de chansons composées par moi même, et de textes écrits dans des ateliers d’écritures. J’ai en effet animé pendant trois semaines ces ateliers, auxquels ont participé des associations du pays de Quimper, comme les centres de loisirs, des chorales, l’association des retraités, celle des paralysés de France, le local musique de Penhars, le conservatoire, etc…  Le Thème d’écriture choisi est « La ville ».  La méthode consiste à écrire une syllabe pour une note de musique sur les mélodies de couplets, ponts et refrains. Nous utilisons pour cela un « sac de mot », ou mots clés qui nous aident à trouver des vers, raconter une histoire.

12 titres ont été écrits par chacun des ateliers. Une des chansons a été retenue et sera reprise par tous les choristes le 23 décembre. Une fois ce travail terminé,  le responsable de la partie chorale, Bernard Kalonn, prend le relais et va travailler avec autant de groupes partants pour cette partie chorale. Chaque groupe apprendra donc deux chansons, la sienne, ainsi que celle choisie. Le spectacle sera donc constitué également d’extraits de la globalité du travail mené pendant l’écriture. Comme le thème est la ville, comme lieu de confluence, j’ai demandé à quelques invités de participer au projet,  comme les chanteuses Ukrainiennes de Gourtopravci, ou Louise Ebrel par exemple, chaque invité représentant un pôle géographique. Nous donnerons d’ailleurs un concert appelé Chœur de monde avec tous les invités le samedi 22 décembre au Terrain Blanc à Penhars. Un disque sera également enregistré fin novembre à quimper, interprété par les chorales et reprenant chacun des titres écrits, sa sortie est prévue pour le week-end du final. Comme vous le voyez, c’est un projet assez différent de ce que j’ai pu faire auparavant, en tout cas c’est le premier spectacle dont je m’occupe seul, en dehors du groupe. Une belle expérience dont je vous reparlerai.

A Bientôt 

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Like a rolling stone

Publié le par Red Cardell

Si ce blog existe, je le dois à notre ami Jean Théfaine qui vient de nous quitter. Nous l’avions invité à Rochefort en décembre 2009 pour venir écouter le mixage final de Soleil blanc.  Jean nous connaissait depuis Penfleps et suivait attentivement notre parcours. Il chroniquait régulièrement nos albums dans le magazine Chorus et nous donnait par ses mots une juste confiance en nos possibilités. Je partageais avec lui cette culture du folk rock et de la chanson française.

Lors de l’écoute de Comme une pierre qui roule, nous avions longuement parlé de Dylan et de son influence sur plusieurs générations. Il comprenait ce virage un peu plus folk de Red Cardell et le trouvait cohérent dans le parcours du groupe. Il m’avait convaincu de faire un blog pour donner des éclairages un peu décalés par rapport à la communication normale autour de nos différents projets, raconter par exemple la génèse d'un morceau, sa réalisation.

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Rochefort décembre 2009 Studio L'alhambra avec Stéphane Mellino

Lorsque nous jouions pas trop loin de chez lui, il ne manquait pas une occasion de venir nous  écouter, nous échangions alors de manière toujours très franche et sans concessions.  Nos discussions étaient aussi très drôles lorsqu’il nous racontait ses souvenirs de journaliste, d’interviews improbables et de soirée fraîche sauvée par un blouson de cuir qui connut son heure d’œuvre d’art à la rédaction de Ouest France.

Lors de notre séjour à New York, nous lui avions pendant le mixage, fait parvenir quelques titres de "Falling in love" qu'il s'empressa de chroniquer sur son blog.

En tout cas, nous avions partagé un beau moment d'émotion à Rochefort en écoutant Comme une pierre qui roule

Si je dois me donner une raison de vous croire, parcourir le monde

Quand Napoléon, ses hussards en haillons, cavaliers fantômes

en peinture sur la neige

 faire le siège de ces murs.

Comme une Pierre qui Roule.

Go to him now you can refuse

When you got nothing, you got not nothing to lose

You’re invisible now, you got no secrets to conceal

Just like a rolling stone

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