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Le Blog

Le Blog de Jean Pierre Riou, Guitariste chanteur de Red Cardell

Concerts 2013

Avril

30/04 Paris (75) Jardin d'acclimatation 16h30

Mai

01/05 Paris(75) Jardin d'Acclimatation 16h30

31/05 Niort (79) Le Moulin du Roc Fest Rock

Juin

01/06 Beauvais(60) les foulées

21/06 Quimper (29) Fest Rock présentation du CD live  Fest rock avec Bagad Kemper 

Juillet

09/07 Thouars(79) Atouts art

12/07 Ivanov Frankysk(Ukr) Artpole

16/07 Leper (Ypres) Belgique avec The Animals

28/07 Perros Guirec (22) Hortensias

Août

24 Bannalec (29)

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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 11:33

La vague celtique est de retour… 

C’est à ma connaissance la première fois qu’un disque de variété en est l’initiateur. Il est intéressant de constater que chaque mouvement précédent s’inscrivait dans des courants plus underground, Folk, Rock progressif, Techno, World, Rap. La reprise d’un répertoire vieux de 40 ans connaît un succès populaire qui semble surprendre pas mal de monde, en témoignent des articles flatteurs de la presse généraliste (Libé, Express, etc…) qui le situent dans ce contexte. Là où nous nous heurtons trop souvent aux préjugés : Mer, Vent, Rochers, Chouchen, légendes, lutins, la liste est bien longue, il semble aujourd’hui, que le fait de l’assumer ostensiblement soit bien reçu par le public et les médias.

Raccourci bien vu sur les algues vertes (pollution), la musique, il ne manque que Miss france...

Depuis le début des années 70, le succès d’Alan Stivell, son concept de « Citoyen du monde », avait proposé une alternative, une ouverture à l’autre plutôt qu’un renfermement sur soi. On pouvait enfin s’exprimer en dehors de tout dogme, idéologie,  ou image folklorique. Les années 80 en témoignent car elles furent en centre Bretagne une période de création et de travail en profondeur (Kornog, Gwerz…). Au début des années 90, les Transmusicales repèrent Denez Prigent, ce festival a toujours fait place aux groupes locaux, chapeau ! Penfleps, les Frères Morvan, Erik Marchand, Ar re Yaouank et d’autres sont à l’affiche. C’est un courant arrivé à maturité qui s ‘exprime. Dan ar Braz crée un « super groupe » pour le festival de Cornouaille avec des pointures de la scène internationale, son projet est longuement mûri, là aussi le succès est au rendez vous. On peut noter dans les années qui suivirent les réussites discographiques de nombreux artistes de l’ouest : Matmatah, Merzhin,  Armens, Didier Squiban ou Manau

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La veuve de l'île de sein, 1880. Emile Renouf - Musée des beaux arts de Quimper

Avec Cardell nous avons été témoin et acteur de toute cette période. J’ai le sentiment que ce retour au folklore de la fin du 19 eme est cyclique, préférer un tableau pompier représentant une veuve de l’île de sein avec son gosse devant une tombe, aux tableaux de Gauguin à Pont Aven révolutionnant  l’art est tout à fait normal. On note d’ailleurs un regain d’intérêt à tout ce qui est pompier depuis quelque temps (expo Gerôme à Orsay par exemple), question d’époque, de sociétal et de politique…

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Paul Gauguin, La Vision du Sermon ou La Lutte de Jacob avec l’Ange, 1888
© The National Gallery of Scotland, Edimbourg

Comme le pense pas mal de monde en ce moment, par ici, c’est une question de positionnement qui nous taraude…  Comment réussir à communiquer en se libérant de toute cette imagerie?  Comment se renouveler ?

Quand j’étais gamin, je passais mon temps avec les copains à jouer en bord de mer, on escaladait les falaises, on s’amusait  à défier les grosses vagues se fracassant sur les rochers les jours de tempêtes. Dans les années soixante dix nous n’aurions jamais pu imaginer que l’on pouvait faire du surf sur nos plages. Je ressens aujourd’hui une grande frustration de ne pas y avoir pensé…

Pourtant j’étais fan des Beach Boys.

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Par Red Cardell
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 18:48

On repart donc sur la route ce week-end, cela va nous faire drôle après quelques semaines de repos. Repos ? Pas vraiment non plus, car nous commençons à travailler des idées, des rythmes, des textes, de quoi trouver un bon départ à notre prochaine histoire. Nous en avons déjà discuté entre nous et souhaiterions donner au prochain album une couleur très proche du live. Pour cela, nous nous donnons comme sorte de dogme à la Danoise, de jouer chacun une seule partie d’instruments par titre. Depuis les premiers enregistrements nous aimons pouvoir ajouter différentes lignes d’instruments, jouer avec les lignes harmoniques et mélodiques en donnant des couleurs de sons variées. Nous sommes hélas, lorsque nous devons jouer en live, confronté au problème du choix de la principale, et avons souvent à réarranger les titres pour la scène. Ce n’est pas un problème en soi, mais nous trouvons que cela serait original justement de produire un truc très minimaliste, ou le son serait basé sur la respiration entre les mouvements pour mettre en valeur les motifs mélodiques et rythmiques, ainsi que donner un espace plus large à la voix et donc aux textes. 

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En répétition à Locronan (Photo P. Perennec)

Lorsque j’écris ceux-ci, je n’ai pas vraiment de règle. Par exemple les textes de « Trois » furent écrits avant la musique, en très peu de temps, mais de manière générale j’aime quand même avoir un bout de musique pour commencer l’écriture. Au début du groupe je chantais en anglais, puis avec le temps et les encouragements des copains, j’ai commencé le français que j’ai adopté maintenant depuis plus de quinze ans. A l’époque ce n’était pas vraiment bien vu de chanter en Anglais, je me justifiais en pensant que nous étions musicalement plus proches des écossais et des irlandais que du Rock hexagonal, voire plus proche tout court… C’était une autre époque, j’étais un brin idéaliste et utopiste beaucoup !

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G-L-O-R-I-A, Baby please don't go

 Lorsque j’ai commencé à écrire en Français, je l’ai fait sans méthodes étant plutôt inspiré de poètes que de chansonniers, Verlaine, Baudelaire, Corbière, Maïkovski par exemple tout en adorant les deux voisins Vian et Prévert et Léo Ferré bien sûr. Comme nous jouons du rock assez puissant , le placement de la voix comporte souvent des difficultés rendant la compréhension difficile pour le public, nous avons donc cherché dans des titres plus calmes à mieux comprendre le mécanisme. En particulier sur « Rock ‘n Roll Comédie », où nous avons opéré un virage assez serré en effet par rapport à nos débuts. Cet album a même été taxé de variét par les potes de la Férarock à l’époque. Cela nous avait fait mal, surtout pour un groupe indé qui se tapait une vie de bitume dans un camion pourri, nous trouvions la critique injuste. D’autres ont apprécié justement ce changement de rythme, et nous ont conforté dans cette nouvelle direction. Pour «Naître », comme nous travaillions au Théâtre de Cornouaille à Quimper dans le cadre d’une résidence, j’ai écrit mes textes sur place, comme une « commande », j’y suis parvenu, car cela me plaisait de bosser dans l’atelier au quatrième étage du bâtiment. Je le faisais pendant les répés, j’essayais de suite ce que j’écrivais. Là je viens d’écrire deux textes qui semblent coller, j’attends maintenant que nous appliquions notre nouvelle méthode. Nous venons d’enregistrer avec Manu à l’émission d’Hélène Hazéra « Chanson Boum » sur France Culture, elle sera diffusée le 13 mars prochain. Jean Michel n’étant pas dispo, j’ai chanté 3 titres en live avec guitare et percu, c’était très intéressant comme expérience car le texte était vraiment essentiel, la voix prenant alors une autre dimension. J’ai l’habitude de tester souvent les nouvelles chansons devant les potes dans la cuisine, mais là c’était une des rares fois où je me trouvais sans l’accompagnement et les mélodies de jean Michel. J’ai eu bien le trac, mais cela m’a fait du bien, et mis vraiment en confiance. En tout cas souvent d’une mise en « danger » naissent les idées.

Bon sinon, je viens de me lancer dans le montage vidéo amateur, ça me plait je crois que je vais m’intéresser à ça, je vous joins donc l’œuvre.

Si vous êtes du coté de Langan ce Week-end vous êtes les bienvenus au Trousse Chemise.

A Bientôt

 

 

Par Red Cardell
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 17:26

France Bleu Breiz Izel diffuse samedi 25 décembre à 18 h un concert enregistré à Quimper le 26 novembre dernier. Nous sommes beaucoup soutenus par cette radio depuis nos débuts, j’ai eu envie de parler de diffusion, et donner quelques points de vue en vrac sur notre parcours, d’autant plus que la rébellion des coiffeurs ainsi que les « généreux émoluments » comme disait Gainsbourg des dirigeants des sociétés de droits font l’actualité.

Le groupe existe depuis maintenant plus de dix huit ans. Lorsque j’ai commencé à jouer de la musique, en 1986, la Bretagne était une région où il était assez facile de se produire. De nombreux cafés concerts ont vu le jour à l’aube des années 80, dans la foulée du succès des Stivell, Servat , Tri Yann, du festival Elixir ou des Transmusicales.  Le rock était quand même l’enfant pauvre de la culture en France.  Les groupes ne passaient pas à la radio, encore moins à la télé, squattée par des artistes de variété. Le changement de pouvoir en 81 va beaucoup faire changer les choses, en particulier au niveau des radios libres. Il y’a tout d’un coup un nouvel espace qui se crée pour les musiciens. De nombreux groupes parviennent à jouer dans des bars. Ils y rencontrent un public qui les suit. De petites assos commencent à monter des concerts dans des salles car ces groupes font du monde, et ainsi se tisse une toile, se créent des réseaux. Je mes souviens de tous les groupes Rock alternatifs, Garçons bouchers, Hot Pans, OTH, Sheriff, Beru, Parabellum, LSD etc… Ils ouvraient une voie, tentaient d’organiser un gros bordel, en créant des labels, des circuits de distribution. C’était une période où les musiciens apprenaient à se débrouiller, défendaient leur indépendance. Nous nous sommes beaucoup inspirés de cette philosophie lorsque nous avons commencé Cardell en1992.

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La Mano et Noir Désir étaient déjà de grands groupes, le système avait intégré ces différences. Nous jouions donc énormément, et arrivions sans grosse promo ni médias à vendre 15 000 CD. La reconnaissance de tous ces artistes a abouti naturellement à une réappropriation du mouvement par l’institution avec la naissance des  labels du ministère de la culture (cafés-concerts, scènes de musique actuelle.), et par les Majors qui signèrent les artistes en vue, et embauchèrent à des postes importants des acteurs du courant Rock alternatif Français. Par la suite on a vu beaucoup de lieux fermer pour des problèmes de bruit, des normes ont été imposées. De gros festivals sont nés de la dynamique citée plus haut, mais ont eux-mêmes très vite connu la nécessité d’adapter leur programmation à l’air du temps, aux grosses têtes d’affiches très médiatisées, les cachets ont explosé contraignant les programmateurs à changer de ligne éditoriale. Les Vieilles Charrues en sont un bon exemple, à leur début l’affiche mélangeait stars et inconnus issus de la scène Rock Française de cafés concerts, et même locale. Cette recette originale a connu un tel succès qu’elle a eu aussi son effet boomerang en imposant par la suite une reconnaissance tout autant médiatique et économique, qu’artistique.

Les radios libres se sont pour la plupart retrouvées récupérées par des réseaux commerciaux avec un nombre de titres limités diffusés, les diffuseurs institutionnels ont joué la carte des parrainages et réduit ainsi leur offre de nouveautés. Je me souviens d’une stat de la Sacem indiquant que le nombre de titres diffusés entre 2002 et 2006 fut réduit de moitié. C’est énorme et démontre bien que l’offre ayant diminué, la demande fait de même puisque la masse ne découvre que très peu de nouveaux artistes. Red Cardell a toujours été soutenu par les radios locales de Radio France en Bretagne. A leur début tout ce réseau national bénéficiait d’une très grande liberté de programmation. Les animateurs en restaient maîtres. Tout a changé aujourd’hui. Bleu Breiz Izel et Armorique gardent encore un espace de liberté imposé par le fait que la production discographique en Bretagne est la plus grande en France. Leur cahier des charges impose en effet de diffuser la production locale, beaucoup d’artistes comme nous bénéficient de ce soutien, c’est une chance, car lorsque nous jouons ailleurs en France, notre musique n’est que rarement diffusée sur le réseau France Bleu ou alors sur de tous petits créneaux, pour des raisons de programmation musicale nationale. Il serait très judicieux de penser à cela, car c’est quand même une mission de service public que d’annoncer un spectacle, et de faire découvrir un artiste. Non ? Il est reconnu que le travail de France Bleu Breiz Izel et France Bleu Armorique participe à cette réussite du « modèle musical breton », tant dans le soutien apporté aux artistes, qu’aux festivals, clubs et différents acteurs de la filière. Leur soutien ainsi que celui de la presse régionale, Le Télégramme, Ouest France ou la Liberté du Morbihan (notre première une ! Merci Pierre) nous a ouvert beaucoup de portes, et donné de la confiance surtout dans les moments difficiles.

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Le Kergonfort Café-concert, passage obligé des années Rock alterno!

Les radios associatives existantes encore aujourd’hui offrent, elles,  par contre, une programmation musicale vraiment originale, mais elles souffrent d’une visibilité réduite, d’un intérêt moins grand qu’à leur début. Subventionnées pour la plupart, et donc soumise à des normes institutionnelles précises,  bénéficiant de peux de moyens de promotions, il manque, j’ai l’impression, l’insolence  ou l’originalité qui les caractérisaient du temps des radios pirates. D’autant plus étonnant qu’aujourd’hui, avec l’informatique, les moyens de production radios sont bien moins coûteux et de bonne qualité.  On est un peu revenu au temps des années 70 avec la Télé omnipotente et ses émissions de variété qui invitent toujours les mêmes chanteurs ou humoristes, chantons « le loup le renard et la belette » Cool ! J . Le tuyau est encore plus réduit, malgré tout ce que l’on veut nous faire avaler comme couleuvre en particulier, Internet et le téléchargement.

Ce moyen de communication a pour nous groupe de rock indépendant réduit tous les frais d’envois postaux, de photocopie par exemple. Nous pouvons  diffuser et envoyer du son de l’image, trouver une masse d’infos,  communiquer, mais en même temps, en tant qu’internaute et créateur, nous sentons l’enjeu commercial qu’il représente. Oui cela a réduit le volume d’albums vendus de moitié pour un groupe comme le notre en quinze ans avec bien moins de visibilité qu’aujourd’hui. Donc si nous raisonnons en tant que commerçant qui investit dans la production, et cela à un coût important, nous pouvons nous plaindre. En tant que créateur, néanmoins l’on s’interroge car tant de paramètres rentrent en compte comme la diffusion, le format, la maitrise  et/ou la transparence des systèmes de répartition de droits (auteurs, compositeurs, interprètes, producteurs).  C’est ce que révèle aujourd’hui le débat initié par la rébellion des coiffeurs refusant l’augmentation de la SPRE .  La question d’ Hadopi est en ce sens assez drôle,  il rejoint ce problème de la rémunération équitable des créateurs et l’utilisation dans un lieu public ou privé à des fins commerciales d’une œuvre. Il démontre les contradictions d’une industrie, basée d’abord sur le profit. L’édition en est la pierre angulaire, La Sacem est composée de sociétaires. Parmi eux la plupart des gros éditeurs sont des Majors. Ce sont eux qui ont défendu Hadopi, et qui, par le biais de la Sacem (si l’on analyse les dernières prises de positions et les critiques formulées au sujet de cette loi), croient possible d’envisager à terme la licence globale. Celle-ci utilisée dans le sens d’une redevance audiovisuelle perçue sur les abonnements de nos Fournisseurs d’Accès Internet, et dont les bénéfices seraient répartis pour moitié sur la production et création par les sociétés d’auteurs, d’interprètes, de producteurs, permettrait certainement de donner un sacré souffle à l’économie des arts en général. Tout cela est assez édifiant, et démontre le décalage entre industrie et création, car les artistes doivent pour émerger, intégrer une somme incroyable de compétences (petite parenthèse : une des raisons objectives qui explique les succès de « fils » et « fille de »). Ce phénomène crée des  résistances, et voit le milieu se refermer sur lui-même en décalage avec les réalités sociales d’une époque, qui par principe est LA source d’inspiration de création et d’invention dans quelque domaine que ce soit.

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En route pour 2011 !!! (Photo P. Perennec)

 

Par Red Cardell
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 16:07

Nous jouons au salon de la musique la semaine prochaine. Je suis guitariste, je vais donc vous parler de mon instrument. La première guitare tenue entre mes mains, vers l'âge de 8 ans,  me servit à asséner un coup de massue à mon grand frère. L'instrument se brisa et je fus privé de mes étrennes de Noël pour rembourser la réparation. Je commençais donc une carrière de musicien dans la douleur, mais compris très tôt, grâce à cette expérience, que le parcours de musicien pouvait ne pas être de tout repos... A l'époque j'étais plus attiré par la bombarde, enfin surtout une jolie sonneuse trégorroise qui jouait dans les Festou-Noz des environs de Lannion. J'ai pisté deux albums "cultes" : Le Live à L'olympia de Stivell, et le premier 30 cm des Diaouled ar Menez. J'étais vraiment à fond dans la musique bretonne mais, malheureusement, jouant seul je ne parvenais pas à progresser à la bombarde. Je commençais donc à "gratter" avec le "Penn Baz"du frangin, et je dois dire que cela me plaisait de plus en plus.

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Le premier air dont je me souviens est le riff de "What I say" de Ray Charles. Ensuite comme j'aimais beaucoup le blues, je me plongeais dans les albums de Sonny Terry et Brownie Mc Gee, Lonnie Johnson, Big Joe Williams, John Lee hooker, Muddy Waters etc... Un de mes frères, celui à qui appartenait l'instrument, pas mon sparring partner, jouait très bien, d'ailleurs les disques étaient les siens... Il avait fait l'acquisition d'une guitare électrique demi-caisse fabriquée en Italie. Comme il était en Fac, je lui "empruntait" l'instrument en semaine. Là je me plantais devant la glace de la penderie des parents, et Hop! Terminé! j'ai tout de suite compris ce que je devais faire : Rocker!!!. Mais le parcours fut quand même bien long avant d'avoir mon premier instrument. Ce n'était pas facile de jouer à la maison, car la fibre mélomane de mon père variait en fonction de mes résultats scolaires. A l'adolescence je comptais donc sur mes potes pour pouvoir jouer avec de bons instruments. A mes 18 ans ma mère eut droit à un rappel d'une alloc oubliée et mes parents me proposèrent de m'acheter un instrument. Mon choix se portait sur une Applause, sous marque d'ovation mais avec un manche en aluminium. J'ai adoré cette guitare que j'ai perdue... Ensuite voila, j'ai rencontré des musiciens, puis fait des groupes et splitté et refait des groupes et re-splitté, jusque Cardell.

 

Hove.jpg Hove 1984.

On m'a volé une guitare le jour de la séparation de Penfleps à Guipavas, une autre dans le bateau de mon frère, oui celui du début de l'histoire, dans mon coffre de voiture aussi, mais je les ai retrouvées, une dans un champ de maïs et l'autre dans une moissonneuse batteuse (moins drôle). Ma première guitare électrique fut une Aria-Pro2 avec le manche fêlée achetée d'occasion à Rennes, elle avait de très bons micros, j'ai longtemps joué avec, puis comme Penfleps marchait plutot pas mal, j'ai acheté une Fender Stratocaster, une électro-acoustique Takamine. Je jouais ensuite sur James Trussard Steel devil puis Martin en acoustique. J'avais par-contre conservé la demi-caisse de mon enfance, j'en joue sur l'album "Rouge". Comme je jouais de plus en plus d'électro acoustique et que nous cherchions à améliorer la qualité du son, je me suis tourné  vers l'APX 10 Yamaha (Folk et nylon), un fantastique instrument avec un super système de pré-ampli micro. Cette guitare reste encore aujourd'hui ma référence en electro-acoustique. Nous entretenons d'excellentes relations avec l'équipe de yamaha musique France. J'ai beaucoup joué également avec SG 2000, ainsi que la série AES 620, ce sont de très bonnes guitares électriques. Depuis 2007 je joue sur Silent guitar, car cette guitare offre beaucoup de possibilités et d'avantages. J'utilise un ampli de guitare électrique, ce qui me fait un retour sur scène et me permet de jouer avec un son de distortion, car la guitare étant vide il y'a moins de risques de Larsen.

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Bon, je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec toutes ces considérations techniques. Mes guitaristes favoris sont Nile Rodgers et David Byrne, j'ai beaucoup travaillé les rythmiques rythm'n blues, j'aime ce style de musique. Ma référence tous genres confondus reste aujourd'hui encore Rory Gallagher, quel concert à la salle Omnisport de Quimper, pour aller au lycée le lendemain des étoiles plein la tête :"Last of independants" et"Bullfrog blues" d'anthologie. Il y'a deux ans j'ai réalisé un rêve de gosse en jouant avec Cardell juste derrière Johnny Winter à Ingelmunster en Belgique. Je me voyais devant la glace de la penderie de mes parents en l'écoutant jouer merveilleusement et seul "Sweet papa John". Il y'a en Bretagne de nombreux très bons guitaristes, j'ai la chance de partager la scène avec la plupart d'entre eux, Dan ar Braz bien sûr qui nous fait le plaisir de jouer avec Cardell très régulièrement, mais aussi jacques Pellen qui officiait dans mon premier groupe, Karroth Rapée, avec qui nous avions créé un de mes meilleurs souvenirs de combo: Electric Arsenal, tous les excellents boeufs avec Jean Charles Guichen, Pat O May, Patrice Marzin, les concerts avec Soig Siberil et Pierre Sangra. Je me souviens aussi d'une version de "Johnny be good" avec Louis Winsberg lors d'un Boeuf à coatélan. Mine de rien avec cet instrument il peut s'en passer des choses et des rencontres. A Bon entendeur! Salut!

Par Red Cardell
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 17:01

La période estivale est pour nous musiciens, celle des festivals en plein air, open air en anglais. Nous avons beaucoup de souvenirs se rapportant à ces évènements. En 1996 nous enchainions Eurockéennes et Vieilles Charrues, le camion était rempli de boue  lorsque nous arrivâmes à Carhaix après avoir roulé toute la nuit.  Le festival de Belfort a cette particularité que leur région n’a rien à envier à la notre coté précipitations. On se souvient de notre pote Bébert devant gérer les camions frigos glissants dans le lac de Malsaucy, ou les désirs de vedettes ne souhaitant pas marcher dans la boue.La dernière aux charrues remonte à 1998 (la première à Kerampuil), nous avons eu la chance de Croiser Charles Trénet, pas content des balances mais qui avait chanté « Je t’attendrai à la porte du garage » donc : définitivement pardonné. Nous jouions vers 3 h du matin et malgré cela, un super public, estimé à 40 000 personnes. Nous avons eu des affluences semblables lors des festivals en Ukraine : impressionnant !

 

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Là ce sont les beaux et gros festivals, bien médiatisés, comme les Francos en 1998, le Bout du Monde et Kraina Mryi à Kiev en 2005 ou l’interceltique  et les festival du roi Arthur (un de nos plus beaux concerts) en 2009. Puis il y’a aussi de nombreux petits festivals, ceux où tu joues à 4 h du matin rincé après des heures d’attente et de route, mais aussi ceux où tout se passe dans une grande sérénité quand le temps s’y prête et que le lieu t’inspire.

 

Par exemple le festival de l'ilophone à Ouessant sur une île, trop bien!!!

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Lors de notre premier voyage en Ukraine, nous jouions dans les Carpates à Shéshori, sur le terrain de foot du village.  Une scène assez sommaire en bois, un bon matériel de diffusion, plus de 10 000 personnes dans l’assistance un beau spectacle très tard dans la nuit, et les couronnes de fleurs qui nous étaient jetées sur scène. Un compliment…

 

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On demande souvent aux musiciens ce qu’ils préfèrent, un petit lieu ou une grande scène. En fin de compte il y’a peu de différences, dans les deux cas tu recherches surtout un son. Dans un caf-conç, cela demande moins de matériel et nous pouvons obtenir avec deux petites enceintes un très beau compromis. Sur un grand plateau, ce qui fait la différence c’est la compétence et l’état de fatigue de l’équipe technique. Je me souviens de leurs conditions de boulot dans certains lieux, les gars ne dormaient pas et bossaient comme des cinglés 24 h durant. Cela a bien changé et tant mieux. Nous aimons par exemple ne pas faire de balance. Garder l’énergie pour le concert. Le festival des Artzimutés fin juin en est un très bon exemple. Une équipe au Top, 30mn d’installation, de son et ça joue !!! Dans le même style un beau souvenir au festival du chant de marins de Paimpol en 2005. Tu entends un premier son de grosse caisse et ça fait « boum » !

Une ancienne photo d'un de passage au festival de Hortensias en 1992...

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Nous allons jouer dans de nombreux festivals cet été avec pas mal d’invités d’ailleurs.La section de cuivres bien sur, mais aussi Dave Pegg de Fairport Convention, Dan Ar Braz, Gérard Blanchard, les Guichen, Thierry Runarvot de l’ensemble Mathéus, Jimme O’ Neill. De beaux moments à partager, les scènes en plein air s’y prêtent vraiment bien.

 

A Bientôt

 

Par Red Cardell
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