un petit tour sur le web, une petite play list du jour
Le nouveau Live "Running in Paris" Sortie le 26/04 chez Keltia Musique
Le Blog de Jean Pierre Riou, Guitariste chanteur de Red Cardell
Avril
30/04 Paris (75) Jardin d'acclimatation 16h30
Mai
01/05 Paris(75) Jardin d'Acclimatation 16h30
31/05 Niort (79) Le Moulin du Roc Fest Rock
Juin
01/06 Beauvais(60) les foulées
21/06 Quimper (29) Fest Rock présentation du CD live Fest rock avec Bagad Kemper
Juillet
09/07 Thouars(79) Atouts art
12/07 Ivanov Frankysk(Ukr) Artpole
16/07 Leper (Ypres) Belgique avec The Animals
28/07 Perros Guirec (22) Hortensias
Août
24 Bannalec (29)
un petit tour sur le web, une petite play list du jour
Nous sommes ce week end à l'affiche d'un festival de blues. Cela me va bien, dans le sens où nous avons toujours introduit ce genre musical dans nos albums depuis le début. Ma référence dans le style, et le mélange Irish Blues reste Rory Gallagher bien sur, mais nous avons aussi la chance de jouer régulierement avec Dan Ar braz qui qui est également un maître de ce style.
Impasse de L'Odet
Au delà de l'aspect purement technique, renversements d'accords, open tuning, etc... le blues est surtout une musique de l'instant ou de l'instinct au choix. Il est le résultat du croisement musical des deux continents, africain et européen sur le sol Américain. On peut le considérer comme l'ancêtre de la world Music car il nous reste aujourd'hui des documents filmés ou sonores en particulier grace au travail d'Alan Lomax, pionnier du collectage sonore à la différence de Luzel ou Hersart de la Villemarqué chez nous qui ne disposaient pas malheureusement du progrès technique du 20 eme siècle.
Au même titre que le répertoire traditionnel breton s'enrichissait de nouvelles mélodies venues de l'est de l'Europe au 18 eme siécle comme les polkas ou Mazurkas, d'instruments à vent comme la clarinette, certaines sources citent le nom "reel" comme appellation assez commune du blues aux origines du genre. Les colons Irlandais avaient en effet apporté au nouveau monde leur danses et mélodies. Peut être demandait on d'ailleurs aux musiciens esclaves d'interpréter ces airs lors de manifestations ou fêtes. Il y'a donc comme pour toute musique traditionnelle une évolution liée à sa transmission qui rejoint toujours le mode sociétal de l'époque. Cette évolution est liée au progrès, à la révolution industrielle. Elle se traduit par une forte migration vers les villes de la population noire. Chicago va devenir rapidement avec le développement des radios et de l'industrie du disque la plaque tournante du genre. L'apparition de la guitare électrique va transformer le blues, lui donner un son "urbain" annonçant toute la musique du vingtième siécle.
Muddy waters
Lorsque l'on est comme moi ado en 1977, toute la sono mondiale résonne de groupes revendiquant l'influence du Blues.
Je l'ai rayé... mais inusable
De Led Zeppelin aux Beatles en passant par les Stones, des groupes comme Talking heads, Télévision, brassent le genre, aujourd'hui jack White se revendique Bluesman, C2C en mixe. Autant on peut considérer des "vagues" celtiques, reggae, métal etc... autant le blues reste au centre du jeu et de l'évolution des musiques actuelles. Lorsque nous sommes allés mixer l'album à new York, il est marquant de voir la culture "blues" des ingés sons de Stadium red. Le blues est une composante essentielle du Hip Hop. la référence d'Ariel Borujow au son d'une guitare acoustique reste Robert Johnson. Sur le dernier titre de Falling in love, "Run", je fais un solo de douze cordes. Nous l'avons enregistré chez Manu et étions assez satisfaits de la prise de son respectant bien l'idée de production que nous souhaitions proche de références à Gilmour et au Floyd. Pour Ariel qui le découvrait sans indications, c'était "du Robert johnson". Nous étions bien surs d'accord :).
Nas
On compare souvent le Blues et la Gwerz, plainte chantée à capella en breton. Pour le Fest rock nous avons mélangé les deux genres sur le titre "Ar Sorcerez". On le retrouve sur l'album. Il est intéressant d'entendre que c'est un blues, en effet on retrouve les trois accords du blues et le nombre de mesures standard du style. Le mélange slide guitare et Couple, cornemuse-Bombarde sonne au naturel. Là également Ariel a souhaité ne rien rajouter comme effet au mixage. Tout est brut, ses références pour ce titre étant les derniers albums de Johnny cash produits par Rick rubin. Notre travail est souvent et forcément guidé par nos références et influences, mais nous cherchons toujours la simplicité, car elle reflète le mieux une personnalité, et donne la meilleure preuve de sa sincérité. En cela le blues restera toujours comme la forme la plus aboutie pour exprimer ses sens, c'est un genre universel qui se conjugue sur tous les continents, qu'il sappelle, Gwerz, fado, flamenco etc... Il traduit le monde d'hier, d'aujourd'hui et de demain, ses thèmes sont universels parlent d'amour, de corps, de souffrance, du droit à la différence, de tolérance, de la vie quoi!
Dave Grusin and Diane Schurr
A Bientôt
Nous voici donc à new York pour quelques jours de mixage. En effet Ariel a commencé depuis déjà quelques semaines et nous sommes là pour terminer ensemble le boulot.
Nous sommes arrivés dimanche soir après 8 h de vol à l’aéroport JFK, en passant les contrôles nous avons compris que quelque chose d’assez important avait lieu ce soir là, les écrans de télévision diffusaient la finale du foot Américain, le super Bowl. Nous étions d’ailleurs conviés à une soirée « foot » par l’équipe du studio. Je n’ai toujours pas compris les règles, mais d’après nos hôtes c’était un très beau match.
De l’aéroport nous filons en taxi jaune (Yellow cab) vers la ville. Nous sommes hébergés dans Harlem, sur la 149 eme Rue entre Broadway et Amsterdam, c’est assez facile de situer à New york car la ville est quadrillée en rue et avenue numérotées, elle nous semble famillière, on est dans un grand plan de cinéma de Scorcese ou Friedkin, le métro, les ponts, les maisons et leur escalier central, les sirènes des ambulances ou des voitures de Police. Enfin, je ne vais pas à mon tour faire mon « folkoloriste » « Nous, bretons, qui vidons nos litres de chouchenn dans une grande barrique emportée par la houle de l’océan et se fracassant sur les rochers couverts de bruyères etc, etc… En écoutant des K7 audios avec nos pulls en bois aussi parfois »
Depuis notre appartement, il nous faut dix minutes en Taxi pour rejoindre le studio. Il y’a deux types de taxi, les Yellow Cabs et les Blacks cab, pour ces derniers, on négocie le coût du transport. Manu connaissant bien NY maintenant, il a déjà réussi à gagner deux dollars par course en deux jours… Nous avons rencontré quelques chauffeurs Guinéens et Haitiens avec qui c’est cool de discuter en Français.
Le studio est donc situé sur la 125 eme rue au pied de la station de métro. En descendant, nous arrivons dans le spanish Harlem, en remontant à 300 m sur la droite se situe
l’Apollo Theatre, lieu mythique de la soul et de lives d’Anthologie du Godfather James Brown. Dans ce quartier, tout respire le Jazz, le blues, les mélanges
125 eme rue Park Avenue
Le studio est un très beau lieu. Il y’a une belle pièce pour les prises de son, mais également des petites pièces où travaillent les ingénieurs du son ou producteurs artistiques comme Ariel Borujow avec qui nous travaillons Just Blaze ou Tom Lazarus. Les projets vont du Classique au Hip Hop, on ne sent pas du tout d’à priori, ni de sectarisme chez eux. Leurs goûts musicaux sont très variés, la passion du son le demande. Nous sommes frappés par la jeunesse des personnes (la majorité sous les 30 ans nous confie Ariel qui avec ses 35 fait figure d’ancien de la bande) qui fréquentent le stadium red studio. Il est en permanence occupé. Artistiquement j’ai l’impression de me retrouver sur les deux premiers albums, où nous allions en Belgique pour trouver LE son actuel de l’époque. A la fin des années 80, les studios belges étaient réputés comme le berceau de ce que l’on appelait alors la techno, c’était un laboratoire. Enregistrer à ICP était un must. Ici je ressens aussi cette impression de volonté de faire sonner l’histoire, ils sont très ouverts à nos idées de production du son, et lorsqu’Ariel propose quelque chose c’est toujours bien vu. Il est très intéressé par la musique Bretonne. Mixer un Bagad l’éclate complètement, il est très respectueux de la prise de son, s’est renseigné, a écouté et visionné sur le web pas mal de choses.
Avec Ariel Borujow
Nos journées sont occupées jusque 9, 10 heures le soir. Nous ne bougeons pas de là, le soir nous sommes bien rincés et allons diner dans des restaurants du quartier. C’est un des moments de détente de la journée, après on file dormir, mais en prenant le temps de réécouter les mixs de la journée et d’en discuter, ce qui nous nous conduit à nous coucher vers Une heure du mat, on espère secrètement récupérer du décalage horaire, malheureusement , le lendemain vers 6h,7h30, nous sommes debouts .
Nous avons terminé plus tôt jeudi soir et sommes allés nous balader sur Times Square, visiter grand central station et l’hôtel Marriot. Nous avons bien profité des ascenseurs collés aux parois et qui vous montent en quelques secondes au 48 eme étage et sa vue panoramique depuis le restaurant qui tourne… si si ! Il neigeait, et cela m’a fait penser à la chanson des pogues Fairy tales of New York.
Grand Central Station
En rentrant dans le taxi nous avons bien rigolé avec un chauffeur de taxi du Burundi, avec qui nous avons parlé élections en France, son analyse est que « Sarkozy est un farceur ». Hier nous avons presque terminé le mixage et sommes allés diner chez Philippe au Café Triskell dans le Queen, je vous en avais parlé sur le blog. Ses crêpes sont excellentes, nous étions accompagnés d’Ariel, Juliette et Ricardo du Studio, et avons eu le plaisir de revoir Alan et Charles de Bzh New York, Qui nous avaient invités en 2009. Merci à eux pour cette découverte de New York. Aujourd’hui nous finalisons le mixage, les derniers petits détails. Demain c’est emplettes et détente, cela va nous faire du bien. Les photos sur le Blog et face Book sont de Capucine qui nous a suivi tous les jours depuis notre arrivée, on ramène donc quelques traces quand même et surtout l’album que nous souhaitions. Le son est à la hauteur de nos attentes, et avons donc vraiment hâte de vous le faire découvrir.
A Bientôt
Une nouvelle année qui commence, le bon moment pour mettre en place les projets à venir. Nous avons préparé cet automne le Fest-Rock avec le Bagad Kemper, et donc joué au pavillon les 17 et 18 décembre dernier. Ce fut pour nous un vrai bonheur, en effet nous avons ressenti sur scène une vraie osmose et partagé des moments rares. Un grand merci à Bernard Le Noach et toute l'équipe de Très tôt Théâtre pour la bonne idée et leur soutien ainsi qu'au Bagad bien sur pour sa confiance. Quelques dates sont en préparation, car vous imaginez bien que nous avons beaucoup envie de continuer l'aventure...
D’autre part nous avons pour la première fois dans la vie du groupe participé à un projet de rue, avec la compagnie Dernière minute. Là aussi ce fut une belle rencontre humaine et artistique, échanger d’une autre manière, chercher à casser un peu la routine, enfin bref quelque chose de vraiment nouveau et riche en enseignements pour le futur.
Comme nous avions un projet de nouvel album pour 2012, nous étions sur quelques idées ça et là. Le projet Bagad nous a conduit à nous intéresser de près à cette nouvelle histoire...
Tout s’est accéléré début décembre, nous avons commencé avec Manu à s’échanger des fichiers musicaux sur le net. Chacun faisait ses prises de son chez soi, il mettait ça en forme. Nous prenions parfois lors des répés du son avec un simple enregistreur stéréo et retraitions tout à la maison. Cela permet d’aller vite dans la mise en place des structures. Nous définissions ainsi des parties musicales, chantées, les ponts et refrains en se soumettant nos idées. Même si le son est parfois très brut voir « limite » nous allons garder certaines prises dans l’album. Souvent parce qu’elles ont de la fraicheur, parfois aussi car le grain correspond vraiment au son recherché (la couleur de la prise avec par exemple une distortion non voulue au départ mais qui correspond très bien à l’effet recherché dans le mix). Nous avons ensuite refait en studio les prises de son d’instruments mais en très peu de jours, car tout était vraiment défini en amont.
Le Bagad sera présent sur six titres du CD, nous avions une session avec eux ce dernier week-end et allons tout terminer pour la fin du mois.
Il me reste personnellement quelques titres à chanter, j’en suis aux derniers détails dans l’écriture. Je ne vais pas vous dévoiler l’atmosphère qui s’en dégagera, car nous devons encore passer l’étape du mixage. Nous allons nous rendre à New York en février mixer dans un studio avec Ariel Borujow, que Manu a rencontré sur son projet solo "Don't forget my breakfast". Cet ingénieur du son a de nombreuses références : Fun Lovin Criminal, Black Eyed Peas, Puff Daddy.
Nous allons chercher sur ce disque du « son », notre postulat de départ est en effet de trouver le rapport entre groove et énergie afin de traduire le mieux possible le lien naturel entre l’impact sonore du groupe sur scène et le studio. Chaque prise est pensée comme une matière que nous laisserons ensuite aux mains du mixeur. Stéphan Kraemer sur « Douleur » avait su réaliser cette fusion. Je me rappelle avoir travaillé à l‘époque à la maison sur un Fostex 4 pistes à K7 les maquettes de cet album, joué et rejoué mes parties afin de trouver le bon truc. Quand nous étions en studio, tout s’était mis en place dans les derniers jours, car chaque titre était pensé avec le son du groupe.
C’est une méthode comme une autre, que nous n’avons pas toujours pratiquée, mais nous étions un peu dans l’inconnu depuis quelques mois, elle nous permet de revenir aux bases Rock et World Music du groupe avec comme fil rouge la musique bretonne.
Voilà donc quelques petites infos sur le prochain opus du groupe.
Je vous souhaite une très bonne année 2012.
A bientôt
Nous travaillons depuis plusieurs mois sur le projet Fest- Rock avec le Bagad Quimper.
Nous jouerons en fin de semaine au pavillon de Penvillers à Quimper pour la clôture du Festival Théâtre A Tout Age. Très Tôt Théâtre avait sollicité l’an dernier le bagad pour un projet Rock, celui-ci a pensé à nous. C’est une vraie reconnaissance, vous l’imaginez bien, que d’être sollicité par cette formation emblématique de la musique Bretonne de ces dernières décennies.
Hervé le Meur en 1953 avec la Kevrenn Chlazik futur Bagad Kemper
(Source keltiamusique.com)
C ‘est également pour nous l’occasion de saluer Jean Claude Paréja président du festival qui prend sa retraite cette année. Nous avons partagé avec lui bien des moments au tout début du groupe, il connaît très bien notre histoire depuis Penfleps et nous a toujours fait confiance et encouragé par une vision très personnelle de notre parcours, sans jugement, loin de tous les clichés « rock » d’un groupe en développement, nous comparant à juste titre comme une compagnie sur la route défendant un artistique, dont le projet se situe sur le long terme. D’abord saltimbanques…
Fest-Rock 17/12 20h30et 18/12 18h
En juin dernier, nous nous sommes réunis afin de définir le répertoire. Le bagad a choisi six titres de Cardell, et autant du leur. Cela demande dés le départ un travail sur les tonalités car les pipes et bombardes sont en si bémol, ils peuvent jouer en si bémol majeur et mineur, Fa, mi bémol, do mineur entre autres. Nous avons donc adapté nos tonalités aux leurs en montant ou descendant d’un ton ou d’un demi ton. Ce n’est pas trop dérangeant au niveau de la voix, ni des instruments. On peut trouver des combines, comme par exemple accorder sa guitare en mi bémol à la manière de nombreux bluesmen. Tout cela se fait donc au fil du temps et des répétitions. J’utilise également un capodastre afin de retrouver les mêmes positions d’accords que dans le titre original, ou alors je change ces positions et cela donne une couleur différente de la fraicheur à un titre comme Mescufurus par exemple.
Le penn-soner du bagad, que l’on traduit littéralement « sonneur en tête » qui veut dire chef d’orchestre, travaille ensuite sur les arrangements, car le bagad est composé de différents pupitres ; Pipes (Cornemuses), Bombardes, Caisse claires (Caisses claires écossaises que l’on retrouve dans les pipe band), et percussions composées de toms, une grosse caisse, darbouka, shaker en tous genres, cajon etc…
Au sein du pupitre bombarde de nombreuses possibilités sont offertes également en fonction des instruments utilisés, ténor, alto…
Steven Bodenes aidé de Jean Louis Hénaff a donc fait un très gros travail d’arrangement sur nos titres.
Concernant le répertoire du bagad, nous avons cherché à inclure du texte et des arrangements rythmiques et harmoniques du groupe. Les contraintes imposées concernent surtout le thème, par exemple une gavotte ou un hanter dro. Nous devons comme dans le jazz, respecter la durée en nombre de mesures du thème lorsque nous incluons du texte ou une partie solo. Comme ce sont des mélodies et des arrangements complexes, cela nous a permis d’aborder la musique traditionnelle sous un angle nouveau. Nous avons appris beaucoup de choses concernant les mouvements, leur interprétation.
La puissance dégagée par le bagad est très impressionnante, nous avons pu en juger dimanche dernier lors de la première répétition à Briec.
Lorsque l’on joue comme moi devant, au centre, on a le sentiment de surfer sur une vague de fou… c’est vraiment grisant. Je me rends compte sur la vidéo, que je dois chanter vraiment en puissance pour bien ressortir la voix, il faut que j’y pense car parfois c’est un peu faux .
Comme nous sommes une bonne cinquantaine sur le plateau, les répétitions nécessitent pas mal de discipline, Steven est vraiment bien pour diriger tout ça, même si le contexte est différent, je ressens la même implication que Michel Delage qui arrange les cuivres de Cardell depuis 3 ans maintenant. Pour un musicien autodidacte comme moi, c’est passionnant d’apprendre auprès de musiciens de ce niveau, ça me remet en question sur mon approche de la musique, cela fait travailler l’humilité, l’écoute de l’autre, rassure aussi bien sur, et permet de se donner de nouvelles ambitions en matière de création.
Jean Michel doit provisoirement s’accorder quelques temps de repos, nous avons donc pour le spectacle sollicité un violoniste, Pierre Stéphan. Pierre travaille sur de nombreux projets allant du Jazz au trad en passant par le collectage sonore.
Donc voilà, vivement le week-end prochain. Nous allons également participer à un spectacle de rue dimanche après midi dans les rues de Quimper avec la compagnie de la dernière minute. Une nouvelle expérience qui s'annonce assez originale et "déjantée" avec un char musical...
Atelier écriture Collège Fontanes Niort mai 2011
En marge du spectacle, dans le cadre du festival, j’anime également un atelier d’écriture au collège Paul Langevin au Guilvinec. Nous écrivons un texte qui accompagnera un Horn Pipe, une marche. Le thème choisi est la fête. C’est une classe de troisième. Nous avons donc fait des groupes qui ont écrit un couplet, un « pont ». Pour cela je me présente avec une mélodie, sur laquelle la note correspondra à une syllabe. On définit donc des vers à 7, ou 6 syllabes pour le couplet et 6 pour le pont ou alors deux alexandrins.
J’avais déjà animé des ateliers d’écriture à Niort l’an dernier. C’est très enrichissant car la préparation, ainsi que la conduite de celui-ci, demande beaucoup de concentration et une vraie forme physique et mentale. En effet il ne faut pas lâcher un seul instant l’attention, motiver les élèves en chantant comme si tu étais sur scène, il n’ y a pas de demi mesure… Je suis d’ailleurs revenu sur des idées un peu préconçues sur le métier d’enseignant en tant que parent d’élève moi même. 6 heures dans une journée, je peux vous dire que ça envoie de l’air et que cela fatigue … une bonne fatigue quand même.
C’est de plus une autre manière de travailler sa musique car elle impose de structurer une méthode, de se donner une autre vision de ma propre manière d’aborder l’écriture d’une chanson. La chanson française est une source d’inspiration évidemment, mais il faut essayer de décomposer, retraduire les « dogmes », chercher par le son des mots du français d’autres repères. La poésie est une voie, l’associer au groove d’un funk ou d’une gavotte un beau challenge. Le blues reste la base de la musique rock, c’est un chemin il y’en surement d’autres.
A Bientôt